[Critique] L’immortel avec Jean Reno
Posté par Estelle, dans Cinéma, le 28-03-2010
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Adaptation d’un roman lui-même inspiré d’une histoire vraie, « L’immortel » dernier film de Richard Berry est sans nul doute un vrai bon polar sur la mafia marseillaise. Certes, cela peut paraître un peu cliché et un peu dérisoire à coté de la grande mafia italienne du film Le Parrain, mais il n’en est rien.
Lassé de sa vie de truand et de mafieux, Charly Matteï alias Jean Reno décide de tout stopper pour se consacrer à sa famille. Mais ses anciens « amis » ne vont pas le laisser vivre tranquillement à Marseille. Il va ainsi se faire littéralement percer comme une passoire par 22 balles. Mais comme on le comprend avec le titre, il en faut plus que ça pour venir à bout du grand Charly Matteï, l’homme le plus redouté de tout Marseille.
Malgré les critiques que l’ont peut voir, j’ai trouvé ce film vraiment bon. Le scénario tient parfaitement la route : un hors la loi qui cherche la rédemption après un lourd passé, et ce pour sa famille qu’il considère comme sacrée. Et il va se donner à fond pour elle. C’est d’ailleurs peut-être de là que lui vient ce « pouvoir » d’immortalité : la rage de vouloir voir grandir ses enfants et de passer le reste de sa vie auprès d’eux et de sa femme. De plus, l’acteur principal, Jean Reno que j’adore particulièrement, est tout simplement époustouflant dans son rôle de méchant repenti. Et cela rend son personnage assurément plus attachant.
Cependant, quelques détails font que ce film n’est pas parfait. La façon dont sont filmées les scènes d’action m’a un peu dérangée. En effet, pour rendre les scènes plus vivantes et plus réelles pour le spectateur, Richard Berry a choisi de tourner ces scènes avec la caméra en mouvement perpétuel, un peu trop à mon goût. A force de mouvement, on ne voit plus trop ce qui se passe, on perd le fil de l’action. Outre cela, ce film offre une assez grande déception sur le choix de l’acteur pour le rôle de l’ami d’enfance, également méchant mafieux Tony Zacchia ; j’ai nommé Kad Merad. Et oui, j’ai bien dit Kad Merad, plutôt habitué des comédies et des rôles de comiques et de gentils, on peut donc comprendre son envie de changer un peu de registre. Malheureusement, cela ne lui colle pas particulièrement bien à la peau.
Une grande surprise je pense pour un film français qui serait digne du cinéma américain et dont j’ai pris beaucoup de plaisir à voir. De plus, sachez que « le sang versé ne sèche jamais », et cela Charly Matteï le sait plus que n’importe qui … Sortit le 24 mars.








